LORSQUE DES MAUX NE DEVIENNENT QUE DES MOTS

LORSQUE DES MAUX NE DEVIENNENT QUE DES MOTS

Maux versus mots

Pour vous mettre en contexte, la base d'un dossier d'indemnisation se construit à partir du dossier médical rédigé par des médecins traitants. Ces médecins émettront des diagnostics et des recommandations concernant les blessures. À chaque rencontre, l'accidenté doit faire remplir un rapport d'évolution dans lequel figure toute l'évolution de sa condition physique et psychologique. Tous ces rapports doivent être transmis à l'agent assureur pour fin d'analyse. L'agent transmettra ce rapport à son équipe médicale qui l'analysera et communiquera par la suite, soit un avis soit une opinion à l'agent, qui lui prendra une décision finale. Ces décisions rendues par les agents concernent: les indemnités de remplacement de revenu, les traitements, l'aide à domicile, les frais de déplacement, etc...

Au début, nous constatons que pour la plupart, tout va relativement bien. La personne accidentée reçoit des indemnités de remplacement de revenu et des soins appropriés. Le dossier de l'assurance suit son cours. Jusqu'à ce qu'il arrive à l'étape cruciale, soit la consolidation.

À cette étape, l'assurance dirigera l'accidenté vers un médecin expert pour faire évaluer les blessures et contraintes résiduelles. Dès la réception du rapport de cette expertise, l'assureur consolidera la blessure. Dès lors, l'accidenté se retrouvera souvent dans une situation où il devra avoir recours à un avocat pour faire valoir ses droits.

Pourquoi l'accidenté se retrouve-t-il dans cette situation? Le fait est simple, encore une fois, le choix et la définition du MOT à deux significations.

Pour le médecin « consolider » signifie que la blessure a atteint un plafond de guérison, donc aucune amélioration souhaitable à venir. Pour l'assurance « consolider » signifie que la blessure est guérie et qu’il est temps de retourner travailler.

Si nous vous décrivons toutes ces étapes, c'est pour attirer votre attention sur le fait que tout réside dans le choix des MOTS qui décrivent les MAUX et que personne n'utilise le même jargon.

À quoi bon embourber un médecin de paperasserie pour décrire des MAUX si le sens des MOTS choisis pour décrire une condition X n'est pas le même pour l'assureur?

Serait-il possible de s'entendre tous ensemble sur la définition des MOTS afin que les MAUX des accidentés soient bien interprétés?

Pourrions-nous juste revenir à la base; soit aider l'accidenté à reprendre un minimum de décence de vie?

En tant qu'Association pour les droits des accidentés, nous avons une seule et unique question:

Est-ce qu'une assurance ne devrait pas faire ce pour quoi elle a été créée? Soit aider son client à passer à travers une période difficile de sa vie et lui donner les outils pour reprendre sa place sur le marché du travail.

D'ici à ce que tout reprenne un peu son sens, nous ne pouvons faire qu'une chose: aider, supporter et orienter l'accidenté dans de telle circonstance.

Un jour, peut-être que l'accidenté redeviendra au cœur des actions des assureurs!

Qui sait, l'espoir est permis pour tous!

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